Lycée Ronsard de la rue Saint-Jacques

Actualité des anciens élèves et enseignants du Lycée Ronsard, rue Saint-Jacques à Vendôme (Loir-et-Cher), et du site qui lui est consacré.

05 mai 2012

Mai 68 au lycée Ronsard

En 2008, sur la page d'actualités du site, j'avais mis un lien vers l'article d'un blog intitulé « Mai 68 vu du lycée Ronsard de Vendôme ».

Le commentaire de Marie-Ange sur le message précédent m'a incitée à vérifier ce lien et je m'aperçois qu'il est invalide :-( ou plus exactement l'article et le blog existent toujours, mais comme l'hébergeur a changé tout le plan est modifié. Finalement après recherche, l'article est lisible ici mais l'album de photos n'est plus accessible, sauf aux abonnés. D'autre articles, plus généraux, du même blog étaient consacrés à Mai 68.

On ne trouve pas grand chose d'autre sur Mai 68 au lycée Ronsard, et je ne serai d'aucun secours à ceux qui essaieront de rassembler leurs souvenirs de cette époque, puisque j'avais quitté le lycée depuis deux ans.

De surcroît, c'est précisément en mai 68 que j'ai quitté ma région d'origine, pour n'y revenir depuis qu'en visite de quelques jours par-ci par-là dans ma famille. Les « évènements » n'avaient strictement rien à voir dans l'affaire, c'est juste que j'ai obtenu un poste, pour lequel j'avais posé ma candidature plusieurs mois auparavant, précisément à ce moment-là... Ce fut donc pour moi une sorte de révolution, mais pas du tout dans le sens où tant de jeunes de ma génération l'ont vécu.

Si quelques-uns d'entre vous, élèves ou enseignants, ont des souvenirs de leur Mai 68 à nous conter, ils seront les bienvenus.

Posté par Jackie H à 11:21 - Ailleurs - Apostilles [0] - Permalien [#]
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02 janvier 2011

Un puzzle pour vos étrennes

Pour les amateurs de puzzles, je viens d'en créer un avec une photo du Saillant, réalisé avec le logiciel BrainBreaker.

Saillant_puzzle

Pour le télécharger, il vous suffit de faire un clic droit sur ce lien et de sélectionner « Ouvrir » puis « Enregistrer » (avec IE) ou « Enregistrer la cible du lien » (avec Firefox) ou « Enregistrer le lien sous... » (avec Chrome), etc.

C'est un fichier autoexécutable (.exe) garanti sans virus avec AVG. Il est de petite taille (48 pièces) car BrainBreaker ne permet pas de faire des puzzles indépendants plus importants. Le logiciel complet permet évidemment d'en réaliser de beaucoup plus grands... quoique je n'aie jamais dépassé 800 pièces, et sur écran c'est déjà pas mal !

Allez, un deuxième pour compenser : surprise !

Posté par Jackie H à 19:17 - Locaux - Apostilles [0] - Permalien [#]
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07 avril 2010

Ferrat et le foyer des internes (filles)

À partir de la classe de seconde, les internes avaient accès au foyer, à certaines heures bien précises, en lieu et place des récréations en plein air. Il y avait bien entendu un foyer pour les filles et un pour les garçons.

Celui des filles était situé dans l'annexe du Saillant, laquelle abritait aussi l'infirmerie. Je ne suis plus très sûre, mais il me semble que celui des garçons se trouvait au-dessus du porche de la cour d'entrée en direction de la cour des garçons.

Nous pouvions y jouer aux cartes, aux dames, aux échecs, lire quelques magazines, écouter de la musique... Je ne me rappelle pas du tout le matériel dont nous disposions pour passer les nombreux 45 et 33 tours, mais j'ai tout de même un vif souvenir de quelques morceaux : Take five (Dave Brubeck quartet), J'entends siffler le train (Richard Antony), Tous les garçons et les filles (Françoise Hardy), Telstar (dans la version des Shadows me semble-t-il), Santiano (Hugues Aufray), Chariot (Petula Clark), etc., et sans doute pas mal de musique classique, mais j'en ai tant écouté depuis que je ne saurais dire quels compositeurs j'ai découverts à cette époque...

Nous avions au moins un ou deux 33 tours de Jean Ferrat.
À son propos, j'ai souhaité dire ici quelques mots en particulier car c'est le jour de son décès que j'ai mis en ligne ce blog. Je me colletais avec Corel Draw pour retravailler les photos destinées à la bannière du blog lorsque, pour faire une pause, j'ai allumé la télé et appris la nouvelle ; me sont alors revenues des bouffées de souvenirs, des images du foyer où nous passions ses chansons parfois en boucle...

L'une d'elles m'avait profondément marquée : Nuit et Brouillard, car c'est grâce à elle que j'ai pris conscience et mesure de l'horreur des déportations et des génocides de la Seconde Guerre mondiale.

Quelques phrases ont laissé en moi une empreinte indélébile * :

  • Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
    Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
    Les veines de leurs bras soient devenues si bleues...

Je dois avouer qu'à 15 ans j'ignorais que l'on tatouait des numéros sur les bras des déportés. Dans ma famille, on parlait bien plus de la résistance – les quatre ou cinq ans de maquis de mon père obligent –  que des déportations, qui n'avaient pas concerné de connaissances proches. C'est donc cette chanson de Jean Ferrat qui me l'a appris, et m'a fait découvrir bien d'autres atrocités. Il faut dire qu'en cours d'histoire celle du XXe siècle n'était étudiée qu'en terminale... comme actuellement du reste.

Et puis ces vers

  • ... Que le sang sèche vite en entrant dans l'Histoire...
    Je twisterais les mots s'il fallait les twister
    Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

qui m'ont appris l'importance du devoir de mémoire...

Alors en souvenir du foyer des filles, écoutez...

Jean Ferrat - Nuit et brouillard

 * J'ai hésité une seconde à taper ce mot, par une sorte de timidité devant ce rapprochement entre deux choses sans commune mesure, comme si les tatouages infligés aux déportés devaient laisser une empreinte autrement plus durable que ces phrases en moi... ce qui est assurément le cas !

 

Posté par Jackie H à 11:00 - Locaux - Apostilles [0] - Permalien [#]
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